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Le traitement de l'ostéochondrite disséquante du genou

 

L’ostéochondrite disséquante du genou est une nécrose osseuse sous cartilagineuse qui peut évoluer favorablement chez l’enfant mais le plus souvent défavorablement après la fin de la croissance. Habituellement les patients se plaignent de douleurs ou de phénomènes de blocage du genou, parfois ils ont une sensation de corps étranger mobile dans l’articulation. Le diagnostic sera fait assez facilement sur une simple radio mais il faudra compléter ce bilan par un arthroscanner ou une arthro-IRM pour avoir une information sur la stabilité du fragment d’ostéochondrite.

 En l’absence d’évolution favorable au bout de plusieurs mois ou années d’observation, il peut être indiqué de réaliser une intervention :


1 - l’ablation simple du fragment est possible si le fragment est de petite taille et dans une zone mécaniquement peu importante,

2 - la refixation du fragment : c’est la technique la plus souvent pratiquée lorsque le fragment est instable mais encore en place. Cette fixation sera faite sous arthroscopie par une à deux vis canulées mises en compression. Les résultats sont très satisfaisants,


 

3 - les greffes ostéochondrales en « mosaïque » : lorsque le fragment est détaché et ne peut être reposé, il est nécessaire de remplacer la perte de substances absentes par une autogreffe avec des cylindres prélevés sur une zone relativement peu fonctionnelle du genou. On prélève habituellement un, trois ou quatre greffons que l’on met en place, sous arthroscopie, dans la zone d’ostéochondrite. Les résultats sont satisfaisants,


4 - la culture de chondrocytes autologues : lorsque la perte de substance est importante et dépasse les possibilités des greffes ostéochondrales, il faut recourir à la culture cellulaire dans une matrice 3D (Cartipatch). Cette technique est réservée  à des centres agréés (dont le CHNM) et performants dans le domaine de la chirurgie du cartilage.


REFERENCES :

Apport de l’arthroscopie dans le traitement de l’ostéochondrite disséquante fémorale.

Livre : Arthroscopie 2ème édition 2006, éditeur ELSEVIER. pages 227 à 231.